3/24/2007

Il est temps pour la belle

Et puis un beau matin, comme ça, on se lève avant le soleil, le cœur rempli de détermination et de joie pour l'évènement qui aura lieu le soir même... On envoie des messages directement du cœur au téléphone à celles qui ont joué un rôle si important, sans hésiter sur un seul mot, et on espère que le soleil qui se lévera sera aussi beau pour nous quatre.

Le tout avec une chanson de Blankass dans la tête, qu'on prie de pouvoir chanter à nouveau le soir ou le lendemain...

Est ce qu'on a fait vraiment une belle partie ?
A-t-on tenu les paris ?
Un jour gagné contre le froid
C'est pas si dur que ça
Marcher sans matter les intrus
Marquer le sourire à la rue
Quelques coups francs qui changent le temps
Pour se dire en dormant

On a gagné ce soir
On peut rêver ce soir
Le jeu reprend demain
Joue-le bien
On a gagné ce soir
Pas besoin de tant d'histoires
Le jeu reprend demain
Mais nous avons gagné ce soir

On a été moins longs à se tendre les bras
Moins cons que ce qu'on est parfois
Demain douze reprises, même combat
Je sais que tu viendras
Douze heures à tenir en émoi
Nos coeurs qui ne regardaient pas
Ceux qui cherchent un lit pour la nuit
Et se dire à minuit

On a gagné ce soir
On peut rêver ce soir
Le jeu reprend demain
Joue-le bien
On a gagné ce soir
Pas besoin de tant d'histoires
Le jeu reprend demain
Mais nous avons gagné ce soir
Nous avons gagné ce soir
Gagné ce soir...

Est-ce qu'on rejouera aussi bien ?
On verra ça demain

Quelques matins moins crétins
Me disait un indien mexicain
Un jour on sentira enfin
Le peu de bien qui s'est fait
Ça fait des paquets de journées
Gagnées qui pourraient nous changer
En guerriers des jours éclairés
Pour se dire au coucher

On a gagné ce soir
On peut rêver ce soir
Le jeu reprend demain
Joue-le bien
On a gagné ce soir
Pas besoin de tant d'histoires
Le jeu reprend demain
Mais nous avons gagné ce soir

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2/20/2007

À vos souhaits

Qu'est-ce que c'est que ce délire avec Cendrillon ?

Cendrillon, de Téléphone, me vient en tête quand je cherche une chanson que je sais jouer à la guitare. En parlant de guitare, je suis un peu dépité en ce moment, car Clara, ma guitare, commence à tomber en ruines, et je n'aime pas ça... Plusieurs jours que je ne peux plus en jouer car il manque une clé (ce qui fait que je ne peux pas l'accorder). Je ressens vraiment un manque, s'il y a une chose à quoi je suis dépendant, c'est bien la guitare classique...

Venons-en à Cendrillon. En écoutant la chanson de Téléphone, je me suis mis à regarder en diagonale le film, version Disney (en visionnant seulement certaines scènes à la va-vite). C'est fou d'ailleurs ce que j'ai comme VHS de Disney chez moi.

Et après, alors que j'avais à côté de moi la télé allumée sur des pubs (ce qui est une situation rare, étant donné qu'en ce moment je regarde peu la télé), je vois la publicité pour un troisième volet de Cendrillon par Disney, qui s'appelle «Le sortilège de Cendrillon». Troisième opus dans lequel son affreuse marâtre s'empare de la baguette magique de la marraine la bonne fée et fait remonter le temps à Cendrillon (ça me semble super déjanté comme scénario, il faudra que je le voie).

Ensuite, je cherche un film à regarder via des acteurs et actrices que j'aime bien, et je tombe sur un autre Disney, mais un film cette fois-ci : Ice Princess.

Je ne pense pas être dans la cible-type de ce genre de film, mais le Casting réunissant Michelle Trachtenberg et Hayden Panettiere, deux actrices que j'adore, je ne pouvais que le regarder. Pour info, Hayden Panettiere n'est autre que l'interprète de Claire Bennet dans la série Heroes (une nouvelle série que nous sommes des tas à regarder et à aimer dans mon entourage). Elle y joue le rôle d'une pom-pom girl qu'il faut absolument sauver pour sauver l'humanité, ce qui donne lieu à ce slogan fantastique : «Save the cheerleader, save the world !».

C'est également elle qui joue la fille d'Ally McBeal et la voisine mythomane dans la série «Malcolm in the Middle». Et là, en me renseignant sur la B.O. du film, je me rends compte que Hayden interprète elle-même une chanson : I fly. Je suis surpris car elle chante plutôt bien !

Et en recherchant ce qu'elle a bien pu chanter d'autre, sur quoi tombe-je ? Une chanson qui fait partie de la B.O. de Cendrillon III ! Encore Cendrillon !

La chanson s'appelle I Still Believe (soit «Je crois encore [à l'amour]»), et certes, c'est du Disney, donc c'est de la guimauve, mais des fois, la guimauve, ça fait vraiment du bien. De plus, j'adore comment le clip est tourné : entre les extraits de Cendrillon, on voit Hayden qui rend le monde un peu plus heureux avec son optimisme : tout ce qu'il y a autour d'elle se colorise à son contact !

Étonnante perfomance pour cette actrice qui est déjà la coqueluche de nombreux fans de Heroes, ce qui à mon avis ne fera qu'être amplifié quand la série sera diffusée en France. Ce que j'apprécie chez cette actrice, c'est qu'elle sort des canons de beauté qu'on voit habituellement : elle est plutôt ronde et plutôt petite, mais malgré cela elle a un charme fou. Je rajoute que j'aime bien son jeu d'actrice, et que même si au début je trouvais qu'elle parlait vraiment du nez, finalement ça donne beaucoup de «gueule» à son timbre de voix. D'ailleurs, grâce à ça, on reconnait bien sa voix dans ses chansons. Ils lui feraient faire un album que ça ne m'étonnerait pas.

Je n'avais pas vraiment de raison ni de pretexte pour écrire ce billet, une conversation avec moi vous aurait appris tout cela... Mais comme en ce moment, je ne vois pas grand monde (quasiment tout mes amis ont deserté Clermont pour les vacances), c'est vrai que je n'ai pas l'occasion de le raconter. Cependant, il paraît que des fois, juste en écrivant, on peut exaucer les vœux de certaines personnes. Alors exauçons, mais j'espère que là-haut, ma bonne étoile exaucera mes souhaits à moi.

I won't give up on this feeling,
And nothing could keep me away

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1/22/2007

Le Jeu

D'après une histoire vraie.

L'autre soir, j'aimais bien quand nous dansions ensemble
Et nos battements de cœur rythmaient un air de fête
Mon esprit alors s'est mis à vagabonder
En imaginant encore le monde comme trop parfait

Je suis depuis toujours un grand célibataire
Parce que dés que quelque chose pourrait ne pas aller, je l'anticipe
C'est pour ça que mon cœur souvent préfère se taire
Le problème c'est qu'ici je ne vois pas de problèmes.

En tous cas pas un qui m'empêcherait d'envisage quelque chose de bien...
De calme, de gentil, de rassurant, et de générateur d'énergie.
Et on s'apporte plein de choses l'un à l'autre...
Une relation d'une belle réciprocité, comme je les aime !

Je nous vois en photo, je nous trouve assortis.
Je ne compte pas ma joie quand c'est toi qui souris
Nous discutons, des fois... J'aime bien te parler
Même si comme pour beaucoup, c'est pas assez souvent
Que j'ai droit à ta prose puis à ton attention.

Tu vantes ma qualité, tu dis que j'écris bien
Je ne rougis même pas, mais je te retiens
Je ne peux même pas te dire par crainte que tu aies peur
Que pour certains d'entre eux tu as été ma muse.

J'aime bien te voir rire quand nous jouons ensemble
Mais des fois je me demande si vraiment on s'assemble
Toujours ce doute affreux qui surgit
Est-ce qu'on s'amuse ensemble ou est-ce que tu ris de moi ?

Alors te faire rire ou te faire pitié...
Sembler être un bon parti ou un mec complètement taré ?
La frontière est tellement fine
Que je l'ai sans doute déjà déchirée, pietinée...
Ou pas. J'en sais rien, c'est ça qui m'embête.

Ça fait quelque temps que je m'autocensure
Je me dis : «C'est une amie, il faut que ça en reste une,
Si je commence à envisager autre chose, on est pas sortis de l'auberge.»
Mais bon, après tout, on peut toujours rêver d'un idéal non ?
Baudelaire l'a bien fait, et il n'en est pas mort !
... si ?

Des fois je me demande : si j'étais quelqu'un autre
Un gars basique et simple, une sorte de gendre idéal
Rassurant dans l'allure parce qu'il est très banal,
Est-ce que j'aurais la côte ?

Peut-être que si je laissais tomber ce masque de clown
Cette image du gars pas sérieux qui me colle à la peau
Que d'aucuns qualifieraient d'infréquentable
S'ils avaient le vocabulaire nécessaire pour le faire.

Ça je ne pourrais pas faire, et puis c'est pas un masque
C'est au contraire mes émotions qui me collent au basques
Et qui veulent toujours en placer une.
Mais je les aime bien, elles sont pas si méchantes.

Et puis moi je ne veux pas changer, diable !
J'aime bien être qui je suis, je ne supporterais pas d'être «simple».
Même si j'essaie de m'améliorer constamment dans certains domaines.
Par exemple maintenant je sais super bien retourner une crèpe.

Tu me dis de beaucoup qu'elles ne sont pas pour moi
Aucun moyen de savoir si c'est pareil pour toi
Je ne peux pas te demander de but en blanc.
Ces choses-là ne doivent pas se passer comme ça, voyons !

À-t-on déjà vu un prince charmant dire à sa princesse :
« Écoute, ça fait quelque temps qu'on se fréquente,
plus ça va, plus j'ai ce sentiment qu'on a quelque chose à construire ensemble...
Je me sens bien dés que t'es là, je trouve qu'on est assez sur la même longueur d'ondes
Je pense qu'entre toi et moi ça pourrait tout à fait coller,
Ce serait une relation stable, agréable et réciproque,
On n'a qu'à essayer, de toute façon y'a rien à perdre !» ?
J'ai vu tous les Disney où y'a des princes, jamais ça se passe comme ça.

Non, il faut que ça se fasse dans la douceur, dans la spontainéïté
À moins que tu sois une de ces princesses déçues, blasées, et que tu ne penses
Que la poésie et la fantaisie sont mortes...
Juste un conseil :
Si un jour tu crois que la fantaisie est morte, regarde-moi juste une seconde...

Le Froid a gagné (subtil réemploi d'une vieille image)

Alors on fait quoi au juste ? On joue ? On construit ?
À plusieurs moments j'ai cru qu'il allait se passer un truc...
Mais en fait non, alors bien joué !
Quoi qu'il en soit j'avais vraiment besoin d'un contact .
Alors enlacés, cinq minutes, c'était juste bien.

Rien que pour ça, merci.
Et un merci, rien que pour toi. Parce que tu es là
Ce mot-là est affreusement banal mais bon.
Je trouvais que «Sguzkipn» faisait un peu déplacé.

Si tu aime le jeu, alors le jeu t'aime
Les mots ont beau changer, c'est toujours le même
Thème
Dans le langage des journaux, on dit un marronnier.
Sauf que là c'était pas prévisible.
Et c'est pas si négligeable que ça.

Ne prends pas mal ces quelques lignes, toi qui les a lues et si tu t'es reconnue...
Si tu as une réponse à faire, envoie-moi juste des signaux que je comprendrais
Mettons trois coups pour oui, un coup pour non, ou un truc dans le genre.
À toi le charme des hommes et le choix des armes.

Excuse-moi mon amie pour ce vagabondage
Ce n'était qu'un spleen au milieu du comique
Le clown va tout de suite remettre son maquillage
Et s'enfermer dans un mutisme pratique.
Chacun son jeu, finalement !

Et puis même si cette histoire me donne presque du souci...
J'attends avec bonheur notre prochaine partie !

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1/02/2007

J'enviais 2007

Ça y'est, on a encore changé d'an. Comme d'habitude, un jour après mon anniversaire et demi (j'ai fêté samedi dernier mes 20 ans et demi), on incrémente le compteur. Après on a le lot de cérémoniels habituels, entre autres : les «bonne année» dans les pseudos msn, sur les forums (et maintenant aussi sur les blogs), les gens qui sont blasés par les fêtes (des fois on comprend pourquoi, des fois on dirait que c'est juste pour le plaisir de se plaindre), des gens qui vous font la surprise de vous souhaiter la bonne année alors que vous ne vous y attendiez pas, des blagues de geek sur le mot résolution...

Justement, je me faisais la remarque que le terme de «bonnes résolutions» était particulier. On parle de résolution, mot qui vient bien du verbe «résoudre». Bien sûr, il s'agit de «se résoudre» à faire quelque chose, mais imaginez un instant qu'on s'en tienne au premier sens du verbe. Si, au début de l'année, au lieu de se faire des promesses qu'on ne tiendra pas dans la plupart des cas, censées améliorer notre vie, on cherchait à résoudre ses problèmes actuels ? Et oui, les problèmes se transmettent sans mal d'une année sur l'autre (j'en sais quelque chose). Alors imaginez un instant que massivement, à chaque début d'année, tout le monde se décide à faire des bonnes résolutions plutôt que d'en prendre ?

À chaque début d'année, les problèmes disparaîtraient complètement. Les tensions, les situations en suspens, seraient de l'être. On rendrait les choses claires une fois pour toutes histoire de commencer l'année du bon pied. Au moins, on pourrait dire que la nouvelle année est un cap nouveau.

Enfin... Même si certains revendiquent que les années qui passent ne sont finalement que des mesures tout à fait arbitraire, qu'un an pourrait commencer n'importe quand, il y a tellement de choses basées sur notre calendrier que 2007 ne ressemblera résolument pas à son prédécesseur. En France, ça consiste en plus de pollution pour l'esprit à la télévision car les grandes surfaces peuvent maintenant y faire de la publicité (cela dit je ne regarde plus beaucoup la télé), moins de pollution pour le corps avec l'interdiction de fumer dans les lieux publics... Une résolution ?

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12/16/2006

Advienne que pourra

Le destin ? Quelque chose qui ne fait qu'arriver doucement dans la vie de ceux qui laissent pasivement leur vie s'écouler.

Mais il y a ceux qui décident de prendre les choses en main et qui cherchent à déclencher un destin différent, rempli d'espoir avant tout.

Je crois que je vais être de ceux-là.

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8/25/2006

Bande-son

Le principal point fort de la musique, c'est qu'elle est une excellente accompagnatrice.

Les mélomanes et les musiciens en ont bien pris conscience : à écouter de la musique très régulièrement, que ce soit à l'autoradio, au PC ou au baladeur, et à être friand de diversité, on finit par avoir des musiques qui se gravent au burin dans la mémoire, à côté de telle ou telle période de sa vie.

C'est à dire qu'en écoutant telle chanson, ou même telle série de chansons, on se remémore avec précision la période qui correspond. Et sans que ce soient des évènements ou des dialogues précis qui reviennent, on se souvient de situations lambda qu'on vivait régulièrement à cette époque-là. Tel trajet pédestre qu'on effectuait souvent, telle personne qu'on fréquentait... Et pour peu qu'on ait eu une expérience très vive avec une chanson particulière, le seul fait de réécouter cette chanson restitue les mêmes émotions, le même ressenti qu'on a eu à ce moment-là.

Et là, il s'agit de quelque chose de totalement subjectif et propre à chacun. Il cependant aussi qu'on voit un proche qui s'approprie complètement une chanson, parce qu'elle le touche particulièrement ou parce qu'il est en pleine élaboration ou reprise de cette chanson. On a alors tendance à appréhender la chanson différemment, voire même à se l'approprier totalement. Les amis ne sont pas opaques pour les émotions, on se retrouve souvent à être imbibé de leurs exaltations.

Je pense que c'est un des principaux buts de la démarche des auteurs, compositeurs et interprètes (c'est à dire de ceux qui sont tout ça ou seulement une partie de ça). Essayer de transmettre ses émois les plus profonds, ses écorchures les plus vives et ses joies les plus intense aux autres habitants de ce monde, où finalement, ce que tout le monde cherche, c'est d'être un peu plus compris...

La musique est en tous cas magnifique, parfois magique, et en tous cas un bon moyen d'adoucir l'humeur (et non pas les mœurs !). Quel plaisir de tomber, en allumant la radio, sur une de ces chansons qui vous transporte. Moi, je suis toujours agréablement surpris de ce genre de petit hasard : entendre Don't Speak de No Doubt deux matinées de suite en allumant l'autoradio pour aller au travail, ça me donne le sourire pour toute la journée. Entendre une chanson des Innocents régulièrement alors qu'il ne sont pas programmés régulièrement sur la bande FM, ça m'emmène sur un petit nuage.

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1/01/2004

Oliver, tu n'as pas peur...

Ce billet date de la version 2 de Cataire (24 décembre 2003 au 30 janvier 2005).

J'crois que j'ai jamais passé un aussi bon jour de l'an. Si je réfléchis bien, c'est la première fois que je le passais hors du cocon familial, c'est à dire que rituellement je le passais avec mes parents, ma grand-mère et ma tante. Non pas que ce soit désagréable, au contraire, je les adore tous... Mais pour moi le nouvel an c'est plus une fête entre amis qu'avec la famille, d'autant plus que mes soeurs s'étaient mises depuis quelques années à le passer ailleurs, chacune de leur côté, ça me faisait un peu bizarre d'être une sorte de "Tanguy" par rapport à elles. Cet année, j'ai pu pourtant souhaiter à ce cocon familial la bonne année directement. Pourquoi ? Simplement parce que mes soeurs et moi, on s'est réunis pour organiser le reveillon chez moi, à la maison. Je me suis investi, j'ai passé du temps à préparer des chroniques sur le thème de la soirée (des 30's aux 80's, soit les années 30 à 89), j'ai programmé un compte à rebours (d'ailleurs le franc succès qu'il a eut n'a fait que flatter mon égo). j'étais également chargé de la sono. Si vous me connaissez un tant soit peu, vous connaissez ma passion pour tout ce qui est son et spéctacle et vous comprendrez aisément que ça a été pour moi une vraie partie de plaisir. Avec mon père (enfin c'est surtout mon père qui a travaillé...) on a fait un montage du tonnerre pour permettre à mes soeurs et moi de faire tout ce que nous souhaitions faire dans la soirée. En fait j'ai pu faire tout ce dont j'aurais pu rêver dans cette soirée :
  • Pas manger enormément vu tout ce qu'il y avait à faire autrement
  • Avoir des responsabiliter et les remplir du mieux possible
  • Balancer des gentilles vannes à ma soeur ainée (celle qui était en Irlande et va bientot y retourner) pendant qu'elle présentait sa chronique,
  • Puis animer en choisissant des morceaux et en alternant Vinyles, CD Audio et mp3 (j'ai vraiment adoré pouvoir travailler sur tous les types de son en même temps)
  • Projeter des trucs sur un écran de télé (le compte à rebours que j'avais programmé, des divX de Karaoké, des commentaires écrits sous WordPad sur ce qui se passait...)
  • Mettre des morceaux de musique à ma guise et avoir la satisfaction de voir qu'ils plaisaient (ou pas)
  • Danser langoureusement, délirer, chanter (pas forcément bien...)
Devrais-je dresser le bilan numérique de cette soirée ?
  • 1 frère (moi), 2 soeurs
  • 1 vingtaines d'invités exceptionnels
  • 4 ou 5 machines à raclette (dont l'une n'était pas pratique parce qu'elle penchaient et les patates menaçaient de tomber à tout moment)
  • 1 table de mixage, un ampli, 1 platine vinyle, 1 cd-i, 1 pc, 1 tv, 1 CDi,
  • 4 sms de bonne année reçu (dont 1 en double, donc 3 messages differents)
  • 1 message sur mon répondeur avec "bonne année" gueulé à plein tube (d'une fille avec qui j'ai peu de contacts mais quand il y en a, c'est pas de la gnognotte),
  • des grosses quantités de Vinyles 45 ou 35 tours
  • 6 décénnies (30 à 80) traitées avec brio
  • 3 mini-spectacles avec mes soeurs ou le délire a atteint son paroxysme (Summer Nights de Grease, La Panne d'Essence et Fame)
  • 0 g/L d'alcool dans le sang (et vi, je ne bois pas d'alcool :))
  • 2 instruments de musiques élaborés par moi avec des bouteilles de bière (je n'en ai pas bu une goutte, mais j'ai fait deux réalisations successives : une premiere version avec 2 bouteilles d'1 même note et une seconde version avec 3 bouteilles avec 3 notes differentes)
  • 1 couple formé (avec 2 de mes très proches amis), on verra s'il dure dans l'année...)
  • 9 à 10 heures de soirée
  • et 1 gros souvenir d'enfance retrouvé...
Je vais détailler ce dernier élément car c'est le sujet que je souhaite développer (vous voyez, lentement mais sûrement, on y arrive...) Imaginez une fin de soirée réussie, avec tout ce que vous avez pu lire ci-dessus et bien plus. Certains invités sont partis, d'autres sont allés se coucher dans le salon, prévu pour l'occasion à cet effet (on a fait la fête dans le garage en fait, et le salon communique avec) On est un peu moins d'une dizaine de personne. On fait les derniers karaoké (avec toujours moi pour les lancer du pc et les mettre sur l'écran...) Puis ça commence à se tasser vraiment. On est plus que 4 : ma soeur Cadette (nous l'appellerons K), une de ses amies, la petite copine d'un ami à mon autre soeur. Donc K veut absolument chanter quelque chose. Plus personne n'est là pour l'écouter, il y en a qui dorment juste à côté et qui ne veule pas de bruit.. Mais K a envie de chanter. Plutot que de bêtement consulter la liste des karaoké disponible, elle va fouiller dans le tas de 45 tours qui est au fond de mon coin "sono et image" (pour ceux qui se posent la question, les 45 tours c'est les petits). Elle trouve un CD dont la seule vue me rappelle des tas de souvenirs. C'était Oliver, de disney, chanté par la chanteuse Anne. C'est un Vinyle à moi, un de ceux que j'avais quand j'étais gamin. Si j'en crois la pochette, ça date de 1989. J'avais 3 ans... Et là jme dis "putain..." A l'écoute, on est au départ surpris. K était convaincu que j'avais changé la vitesse du Vinyle... mais en fait c'était tout simplement que la chanteuse Anne jadis employée par Disney, avait une voie aigue, presque une voix de gamine (qu'est-ce qu'elle est devenue d'ailleurs ?) Finalement K se met à chanter. Moi j'écoute le vinyle en même temps... Et je me souviens. C'était bizarre en fait. J'étais emu par cette chanson, pour la beauté de la mélodie. Je crois que les paroles, je ne les comprenais pas trop. A l'époque je n'avais pas vu "Oliver et Compagnie" de Disney, j'avais bien vu une autre adaptation d'Oliver Twist en dessin animé mais je n'avais fait aucun rapprochement. D'ailleurs je pense que si j'avais compris les paroles à l'époque, vu le message qu'elle véhicule, j'aurais pris la vie dans un sens complêtement different. Mais bon, je suis content de ma vie telle qu'elle est, et également content d'avoir pu réecouter cette chanson. Parce que derrière ses paroles qui peuvent sembler désuettes, il y a quand même un message profond concernant le courage... Moi, je ne comprenais pas. Je trouvais ça beau ce petit chat orange sur la pochette avec des chiens autour de lui. Chien, chat, amis... Je ne savais pas. Je ne savais pas non plus pourquoi Oliver disait à un moment dans la chanson "Bonjour, c'est moi Oliver, tu veux bien m'aider à retrouver Jenny ?" avec sa voix super qui m'attendrissait... et qui m'attendrit toujours d'ailleurs. Bien des années plus tard (et ça doit faire 2 à 3 ans...) après avoir été plus vieux, j'ai enfin regardé "Oliver et Compagnie" pour la première fois (réédition Disney, achat cassette, enfant content... même à 14 ans). Ce dessin animé m'a aussi particulièrement touché. La voix d'Oliver était la même, toujours attendrissante. Mais hélas j'avais seulement un souvenir vague de ce que c'était. Il me semblait que ce que j'avais, c'était un compact disque, avec une des chansons tirées du film. Mais c'était pas du tout le cas. Tout à l'heure, quand j'ai réécouté cette chanson pour la premiere fois depuis facilement une quinzaine d'années, J'ai bien fais gaffe au paroles. C ptête la plus belle chanson que j'ai entendu. Pas forcément parce qu'elle a une grande richesse de mots et de langage, c'est clair que c'est pas du Brassens. Mais sa simplicité, tout ce qu'elle véhicule, toute sa sensibilité, tout l'attendrissement qu'elle m'a donné et qu'elle donne encore, tout s'est téléscopé. Là mes mots me manque pour dire à quel point j'aime cette chanson. Elle pourrait me donner la pêche quotidiennement si je l'écoutais à chaque reveil. Elle fait encore mieux que la version de "Wonderful Life" d'Ace Of Base, et imaginez que c'était déjà un summum pour moi. Je ne peux plus tenir, il faut absolument que je vous la copie, ici même... (Texte : Pierre Grosz, musique Frédéric Thibault et je vais rajouter un © Walt Disney Compagny, j'pense que ca ira...)
C'est un nouveau jour qui se lève Dans le rythme de la ville Les yeux encore tout plein de rêves Parmi les gens qui défilent C'est un nouveau jour que tu vois Plein de loups, de bagarreurs Leur ombre géante est sur toi Mais toi, face à ses terreurs Oliver, O Oliver, Tu n'as pas peur Les embûches et les embrouilles Tu les connais par coeur Oliver, O Oliver, Tu n'as pas peur Tou-tou-toujours tu te débrouilles Tu sais que ce monde est dur Quand on court sans chaussures Dans le rythme de la ville C'est un nouveau jour sans pareil Dans le rythme de la ville Oliver, tu t'émerveilles Tu es fragile mais agile Tu vois venir les coups d'pied Mais tu sautes plus haut que les tuiles Les loubards en manque d'amitié T'offrent un drôle de domicile Oliver, O Oliver, Tu n'as pas peur Les embûches et les embrouilles Tu les connais par coeur Oliver, O Oliver, Tu n'as pas peur Tou-tou-toujours tu te débrouilles Tu sais que ce monde est dur Quand on court sans chaussures Dans le rythme de la ville "Bonjour, c'est moi Oliver... Tu veux bien m'aider à retrouver Jenny ?" C'est un nouveau jour qui s'achève Dans la jungle de la ville Et un petit chaton rêve Qu'il se trouve une famille Adieu les dangers et la faim La vie où rien n'est facile Même si tu te fais bien ton chemin Dans les pièges de la ville. Oliver, O Oliver, Tu n'as pas peur Les embûches et les embrouilles Tu les connais par coeur Oliver, O Oliver, Tu n'as pas peur Tou-tou-toujours tu te débrouilles Tu sais que ce monde est dur Quand on court sans chaussures Dans le rythme de la ville Oliver, O Oliver, Tu n'as pas peur Les embûches et les embrouilles Tu les connais par coeur Oliver, O Oliver, Tu n'as pas peur Tou-tou-toujours tu te débrouilles Tu cherches et tu trouves un jour Une place pour un peu d'amour Chez une amie pour toujours Oliver ! Ce vinyle, gribouillé par mes mains d'enfants, où "Pierre-Marie" est écrit d'une façon délicieusement maladroite, vaut enormément pour moi. Une valeur affective, bien entendu...
Quand à la chanson en elle même... C'est tout à fait moi, maintenant. C'est ce que j'ai enfin fini par comprendre après des années ou j'ai été plus ou moins malmené. Cette chanson me permet de faire le point sur moi même, et de façon super positive... Je m'explique : j'ai connu beaucoup d'obstacles, mais finalement j'ai appris par coeur tout ce qui pouvait m'arriver. Maintenant, je vois bien "venir les coups d'pied", mais à l'instar de ce félin je trouve une parade à tous les coups du sort par optimiste ou par une bonne réaction ; je "saute plus haut que les tuiles". Je n'ai plus peur.

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